N° 10 - Juin 2016

« L’humilité est l’antichambre de toutes les perfections ».

Marcel AYME – Romancier, dramaturge et scénariste Français (1902-1967) La jument verte – Le Passe-muraille.

 

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Edito

« C’est quand le bonheur ? ». Ces quelques mots d’une chanson tournaient en boucle dans les têtes de nos deux Co-présidents, de tous les dirigeants jusqu’au plus humble des supporters. Eh bien voilà ! Elle est arrivée cette montée en Fédérale 2 tant espérée, après une quatrième victoire dans la phase qualificative, au bout des rêves les plus fous et avec la manière qui plus est !

La pluie, ce jour-là, a pu tomber à seaux, elle n’a pas su se mêler aux larmes de joie, elle n’a pas non plus, pu diluer le bonheur de tout un club. Le public Appaméen tout acquis à ses joueurs, dès le coup de sifflet final, a spontanément inondé la pelouse d’embrassades fraternelles, les entourant d’une affection sans retenue.

Un groupe senior, faut-il le répéter, qui comprend les deux équipes I et II et dont la Co-présidence affirme que si l’équipe « UNE » a atteint cet objectif, affiché dès le début de saison rappelons-le, c’est aussi grâce à l’équipe « DEUX ». Ce beau résultat permettait ainsi de rendre un hommage appuyé au groupe élargi des seniors, auxquels, par une subtile intégration, furent associés des Juniors qui se mirent vite au diapason de cette dynamique.

L’on doit alors, ici, saluer toute l’équipe « Technique » agissant en parfaite osmose, qui par sa volonté, sa pugnacité a su amener le groupe vers le meilleur par une gestion sportive efficace, remarquable. Une équipe très étoffée tant sur le plan du jeu que du médical. Un suivi joueur particulièrement pointu, tant au niveau physique que technique individuelle, qui a porté ses fruits, naturellement ensuite, en match.

 MAIS, tout ceci s’est réalisé, parce qu’à tous les étages de la structure du club, un sentiment fort transpirait, circulait dans toute discussion, se répétait à l’envi : l’Humilité. Celle-ci n’entraîne pas nécessairement la compassion, de l’adversaire s’entend, car à celui-ci un sportif digne de ce nom lui doit le « Respect ». Nos joueurs à ce stade de la compétition, comme d’ailleurs durant tous les autres matchs précédents ont su générer, ont cultivé cet état d’esprit.

Voilà ! C’est peut-être par là que se fait la quête du bonheur !!!

 

 

 

 

 

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Sportif

Ecole de Rugby : c’est le temps béni des…. Tournois de fin de saison et l’école ne voudrait les manquer pour rien au monde. Le challenge PAUPY à Colomiers, très relevé où les U8 et U14 terminent en milieu de tableau final. Le Challenge des Remparts à Carcassonne sur deux jours avec nombre d’équipes réputées du grand sud qui viennent s’y mesurer, où nos U14 finissent 3ème et le lendemain les U8, U10, U12 sont venus y tutoyer le podium à la grande satisfaction du Directeur. Le Challenge Dédé Guertener à Balussou et Magnagounet qui vit les U14(2ème année) arracher de haute lutte la troisième place, alors que les « 1ère année » ont dû batailler ferme face à des équipes plus mûres. Ici aussi le Damier transmet de la part du Directeur de l’Ecole de Rugby ses sincères remerciements à tous les bénévoles venus donner un sérieux coup de main dans l’organisation.

Les matchs de la phase finale d’un Championnat sont toujours différents, dans l’approche, l’intensité, la dramaturgie, de ceux de la phase régulière. Les confrontations y sont particulièrement très relevées autant dans l’engagement sportif que dans celui de l’engouement des supporters. Cette saison et c’est déjà une belle satisfaction pour le club d’avoir ses équipes disputant ces phases-là, nos équipes du pôle jeune : cadets Territoriaux, cadets Teulières, juniors Balandrade, au pôle senior : équipe I et II, ont pu en apprécier le niveau et même, si pour certaines équipes les oracles leurs furent contraires, elles ont démontré, malgré leur jeunesse, toute leurs valeurs traduisant tout le bien que l’on pensait d’elles.

Cadets Teulière : dans des conditions dantesques nos jeunes cadets s’inclinent seulement pour trois petits points face à une équipe d’Elne plus chanceuse au vu des aléas climatiques. Le courage pour cette fois n’a pas suffi mais ils peuvent sortir la tête haute de cette confrontation. Mais l’aventure va pouvoir se continuer dans le Championnat des Pyrénées avec, n’en doutons pas, une nouvelle motivation et une grande détermination.

  

Cadets Territoriaux :  Ils ont livré, une fois de plus, un combat valeureux. Face à trop d’éléments contraires, notamment sur terrain adverse pour un match éliminatoire (!), notre très jeune équipe s’est inclinée avec les honneurs dans une compétition particulièrement distendue dans le temps par des intervalles entre matchs souvent très longs et, il faut aussi le noter, voire le surligner, le plus souvent dans des confrontations contre des équipes plus aguerries renforcées par des cadets de catégorie supérieure.

Senior II (match des 32ème   à élimination directe) : face à Mouguerre sur le terrain, on ne peut plus champêtre, d’Azereix, où il convient de souligner le très bel accueil du club local, réception fraternelle des dirigeants et mise à disposition de locaux, notre équipe se voit dépossédée du ballon durant le premier quart d’heure avec pour notre plus grand bonheur un manque total de réussite au pied du buteur adverse. Ces premiers frissons passés la II reprend bien les choses en main et occupe systématiquement le camp adverse. Ce sont deux essais construits à partir de passes dans le temps qui font basculer définitivement le sort du match. Le coaching nous donne à voir l’évolution de certains éléments du pôle jeune qui, à qui mieux-mieux, découpent, passent, transpercent les rangs adverses pour une victoire les propulsant en 16ème de finale.

  

Un 16ème de finale, face au club d’Hasparren à Oursbelille, où l’adage dominer n’est pas gagner, malheureusement pour nous, s’est vérifié. L’enjeu fut-il trop fort ? Alors que sur la physionomie générale du match les actions furent plutôt en notre faveur quelques scories vinrent perturber cet avantage. Mais combien cette jeune équipe avec un état d’esprit remarquable, des garçons charmants, très attachants, a su conquérir nos faveurs avec une saison au parcours élogieux comme l’a confirmé le Co-président Novello. Ajoutant par là-même que si l’équipe I en était à son niveau actuel c’est parce que la II voulait tirer son jeu vers le haut.

  

Senior I : le 32ème de finale aller-retour contre Bizanos était loin d’être une formalité et le discours des entraineurs au fil des jours insistait sur la nécessité d’une concentration maximum afin d’éviter tout déboire. Les résultats sont probants : à l’aller victoire 31 à 20 face à une équipe qui chez elle tenta de nous contrarier. Pour le retour le discours ne varia pas et les joueurs, à Balussou, surent prendre ce match par le bon bout et imposer leur jeu avec un score sans appel de 38 à 10.

    

Après ces deux victoires, il fallait se rendre à Rieumes pour le premier 16ème aller. Rapidement l’on se rendit compte que notre équipe avait pris ce match très au sérieux. Face à une équipe qui a ralenti systématiquement (!) nos actions, nos joueurs proposèrent du jeu. Sous de vifs encouragements chantants et permanents de nos supportrices et supporters elle prit le score. La course poursuite commença, car lorsque l’adversaire marquait, irrémédiablement notre équipe Une reprenait le dessus, c’est d’ailleurs un essai d’ailier qui clôtura le match pour un résultat en notre faveur sur terrain adverse.

   

A Balussou le 16èmeretour vit la foule des grands matchs. C’était « le match » et nos joueurs en avaient pris conscience. Les conditions climatiques ne favorisèrent pas les grandes envolées et à ce jeu versant plutôt dans le restrictif, notre équipe prenait le score et ne le lâcha jamais au cours du match. Nos vaillants adversaires du jour opposèrent une farouche et louable résistance mais le cours du match devant l’envie de « tout un club », ne pouvait échapper à nos couleurs. Et la foule chavira de bonheur jusqu’à fort tard dans la nuit Appaméenne.

  

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E. Eve.. Even… Evènements

 

Le cercle de famille s’agrandit et les grands-parents Michèle et Alain Dubiau, Christine et Patrick Pouil sont « aux anges ». Avec pour les premiers diplômés : Théa au foyer de Karine et Klorjan, et Mathis à celui de Marion et Florian Garcia. Pour les seconds récompensés, Lina arrivant tout sourire chez Nadège et Damien Pouil.

La génération Cadets SCA 92 disputa un match d’anthologie face aux Agafous en ouverture de la longue journée du 16ème retour.

Le grand chapiteau était tout juste assez grand pour accueillir 350 convives, car le SCA pour cet évènement au sommet, à Balussou, avait mis les petits plats dans les grands. Nos grands chefs cuistots avaient concocté une grandiose « fideoa », pour ses grands et officiels invités. Une armada de serveuses rivalisant d’élégance revêtues aux couleurs du club et une escouade de serveurs Cadets cuvée 2016 toujours aussi enthousiaste pour donner un coup de main, se faisaient un devoir de servir ce petit monde selon le modèle « 5 étoiles ». La pluie rythma superbement les chants qui furent entonnés, pour la plus grande joie des participants, durant le repas par la génération « cadets 92 », les Agafous y mêlant leurs voix et rejoints par l’équipe II qui ne voulait pas être en reste lors de cette grande et magnifique journée. Cette dernière équipe devait d’ailleurs recevoir ensuite l’ovation du public après leur remarquable parcours en championnat.

 

 

Janie and Jack*

 

Vingt ans plus tard, enfin à peu près, à l’instar (de cinéma) de leurs ainés Bonnie and Clyde, le clan des « Ringworm** » a encore frappé.

Sur la fameuse Road Sixty Four, un vent chaud balayait la plaine pré-pyrénéenne aux alentours de cette localité du Deep South, « Bayzénoss », dont il faut prononcer le libellé avec un fort accent texan et d’ailleurs il est conseillé de lire la suite de ce récit, pour une meilleure compréhension, en insistant sur cette fameuse prononciation très marshmallows.

 

 

 

 

 

 

De paisibles voyageurs assoupis par le balancement harmonieux du véhicule hippomobile North & South furent sortis de leur moite torpeur par un couple surgissant soudainement d’on ne sait d’où.

Lui, vêtu superbement d’une chemise Black and White à sur-ajouts d’encollement, au look smart-casual, ajoutée d’un gilet de cuir sans manche rappelant la mode Chicago des années 20. Armé d’un « Listing Rhodia modèle 75 » et exhibant sa moustache fraîchement coupée à l’égal de Burt Reynolds dans Deliverance, il caressait d’un regard menaçant la cohorte des passagers.

Elle, élégamment coiffée d’un chapeau Trilby black sur-liseré d’un ruban petit carreau B&W, vêtue d’un leggin lycra black surmonté d’un justaucorps à large col et cravaté façon garçonne. Profitant des larcins de son comparse elle entassait pêle-mêle, sourire aux lèvres, l’œil avide, dans une sacoche type Post-office, le numéraire tendu par les mains tremblantes de ces malheureux passagers.

Pour les meilleurs mélomanes d’entre nous, il faut alors fredonner la remarquable musique de Charles Strouse interprétée au banjo dans le film d’Arthur Penn cité plus haut, afin de mieux visualiser ce tandem infernal qui effectuait, sans honte aucune, un énième racket auprès de ces pleasure-travelers qui tous les dimanches suivent leur team favori, sur les pistes cahoteuses, poussiéreuses, entraînés en cela et contre leur gré par le Président, Mister Pat, de la non moins fameuse et quelque peu secrète « Tignous Society & Co ».

Mais, de là à imaginer une coupable connivence, entre le fameux gang et « the Président », il n’y a qu’un pas que l’auteur de cette chronique, certes judiciaire mais quelque peu jubilatoire, ne désire pas franchir tant cette assemblée de Tignous prouve à longueur d’année son soutien indéfectible, exclusif, au club de son cœur et qui vous attend nombreux pour la suite de cette haletante fin de championnat.

 

* Traduction simultanée de Jeannine (ou Giovanna) et Jacques. Secrétaire et Trésorier Amicale supporters

** Désignation des Tignous aux States, selon traduction du terme médical.

 


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