N° 17 - Février 2017

« Le plus courageux de tous les hommes est celui qui sait le mieux supporter l'injustice. »
Ménandre – Auteur grec de théâtre - IVe s. av. J.-C.

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Edito

« Pour un point, Martin perdit son âne ». Ce proverbe remontant à des temps anciens reste d’actualité. Ce fut quasiment le cas en terre Basque contre Nafarroa où le SCA senior I ne s’inclinait que de deux points dans la dernière minute dans un match certes à forte intensité mais dont la loyauté entre joueurs des deux camps restât de mise.

A Balussou, un samedi soir, face à nouveau à une équipe Basque, celle d’Hendaye, cet adversaire pour le coup s’inclinait à son tour d’un point, au bout d’un véritable suspens. Et là aussi, certes le combat fut rude, mais jamais le mot déloyal ne fut prononcé.

Durant ces deux rencontres, le jeu et seul le jeu souhaita s’inviter à la fête. D’ailleurs, nous pouvons le constater dans cette poule de Fédérale 2, le salut est toujours venu de la propension d’une équipe à faire vivre le ballon dans le respect et ce, c’est heureux, dans les diverses phases : conquête, attaque, défense.

Notre sport aujourd’hui et déjà au niveau où évolue le SCA, demande plus de technicité individuelle, de préparation physique bien élaborée, d’esprit collectif mieux développé. C’est vers cela que tend notre encadrement technique, compétent en l’occurrence, vers cet idéal rugbystique, qui promeut le jeu aéré, complet, qui incite à la performance de chacun des joueurs. Tout ceci ne peut que ravir un public averti, des dirigeants bénévoles, des spectateurs occasionnels comme des observateurs attentifs.

Aussi combien peut paraitre, désagréable, fâcheux, allez écrivons-le, imbécile, lorsque s’invite dans les débats le non-jeu, le geste méchant, la provocation sournoise. Cela rappelle le rugby d’une époque révolue, que l’on veut absolument oublier car il ne rend pas notre sport attractif, peu incitatif pour nos jeunes. En rugby est essentiel l’affrontement, mais son pendant indispensable, la deuxième partie du couple, qui n’est pas antinomique, doit être la loyauté tout au long de la rencontre.

Lors d’un récent match à domicile ; durant les tristes évènements relatés ci-dessus, qui n’honorent pas ceux qui les déclenchent, sur des sanctions, peu équitables selon l’avis général, prises dans l’instant par les officiels, un sentiment d’injustice fut ressenti de la part de ceux qui se sentirent agressés, provoqués. Il faut de suite le préciser, nous n’avons jamais pensé que nos joueurs étaient de parfaits « angelots ». Au fil de son histoire, dans le club, cela a pu se vérifier à maintes reprises. Mais comme pour tout un chacun, l’émergence de ce sentiment d’injustice vient inévitablement exacerber des réactions que l’on peut qualifier d’épidermiques.

Ici donc, la part des choses doit être faite, c’est ce que l’on attend de la part des officiels d’un match. Ces péripéties dans ce match, qui fut gagné néanmoins grâce à une vaillance sans limite de nos joueurs, amènent le club devant une Commission de Discipline dont l’issue est incertaine dans l’instant.*

Il est évident que dans de telles circonstances, à forte tension, l’on puisse avoir des gestes coupables, dire des mots dépassant sa pensée, jeter des remarques désobligeantes. Mais n’est-ce pas ce sentiment d’injustice qui suscite ces réactions momentanées ? L’esprit vif que l’on refreine souvent, peut soudainement jaillir dans ces instants de forte émotion ?

Pour autant, rien ne sert de les rejeter, de les regretter. Ils ont été dits ou faits et peut-être au bout du compte souhaitons qu’ils puissent faire avancer, permettre une évolution des règles qui régissent l’encadrement d’un match ! Convenons-en ! Même si la façon a été maladroite dont cela fut dit ou fait, la convenance et la politesse font qu’il faut s’en excuser auprès de ceux qui reçurent la diatribe. A terme la Commission idoine, au regard du consistant dossier de défense rédigé par le Secrétariat du club, en prononcera la sentence. L’espoir est que cette instance la rende en pleine sérénité, en pleine justice.

            (*) Les deux joueurs du SCA, exclus à la 7ème minute ont été sanctionnés de 2 semaines de suspension. Celui de l’équipe adverse, exclu au même moment, sera privé de terrain pendant 6 semaines.

 

Suivons le SCA… les quatre prochains matchs

 

U A SAVERDUN – Stade Paul Fines – 19/02/2017

La ville apparait à l’époque gallo-romaine sous l’appellation « Sabardunum » (forteresse sur une hauteur). Elle fut étroitement liée aux évènements de la croisade Cathare, Xème et XIIème siècle. Son développement, largement acquis à la « Réforme », fut durement affecté lors des guerres de religion au XVIème siècle. Louis XIII fit raser ses remparts en 1630, puis trente ans plus tard les édifices religieux Protestants.

Comme édifice historique subsiste le moulin farinier qui existait en 1566 et qui fut reconstruit en 1640 suite à une inondation qui l’avait ravagé.

Comme personnalités célèbres citons Jacques Fournier, Evêque de Pamiers, grand inquisiteur devenant ensuite Pape sous le nom de Benoît XII. Zacharie Dupuis, fils de pasteur qui joua un rôle important en 1665 dans les débuts de la colonie Française du Canada.

Côté sportif, des personnages ont marqué le rugby Saverdunois et Français : Paul Fines, Aldo Quaglio et Fabien Pelous.

 

F.C LOURDES – Stade Balussou – 5/03/2017.

L’histoire de ce club débute en 1905 où quelques étudiants sous le titre d’Etoile Sportive Lourdaise disputent quelques matchs amicaux. C’est le 29 avril 1911 qu’est officiellement déclaré au Journal officiel le Football Club Lourdais.

Huit titres de Champion de France de 1ère division sur 11 finales disputées classent le club au quatrième rang national à égalité avec Agen et derrière le Stade Toulousain, Stade Français et Béziers. N’oublions pas non plus six succès en Challenge Yves du manoir et les autres titres de champion Groupe B, Nationale B et Juniors Reichel et Crabos.

Il est impossible de citer les joueurs célèbres du club tant la liste est longue et impressionnante et dont l’équipe nationale n’a eu qu’à se louer de ces apports de qualité.

Comme se plait à le souligner le site du club, tous ont généré un style incomparable, souvent imité mais jamais égalé. Saluons ces grands anciens, maîtres d’un jeu offensif, simple, efficace et fruit d’une recherche constante.

 

S.A MAULEONNAIS – Stade Marius Rodrigo – 12/03/2017.

La ville est située au cœur de la province historique de la Soule, dont les vicomtes en 1261 durent se soumettre au prince Edouard 1er d’Angleterre.

Mauléon est la vielle ville féodale, rive droite du gave, bâtie au pied d’une colline où s’élèvent les ruines du château datant du XIème siècle. Licharre, accolé au nom de la cité est un vieux quartier en rive gauche du Gave. Son nom basque actuel est Maule-Lextarre.

Mauléon était le siège d’un baillage royal et Licharre le siège d’une juridiction, lieu d’assemblée judiciaire sous un noyer selon son toponyme basque.

Les fêtes de Mauléon, autour du 14 juillet ont été immortalisées par la chanson composée par le chansonnier souletin Pierre Bordaçarre. La ville est considérée comme étant la capitale de l’espadrille dont les fabriques occupent près de 2000 ouvriers et ouvrières.

Parmi les personnalités de la ville citons notamment Henri de Sponde, né en 1568 qui fut Evêque de Pamiers.

 

U.S NAFARROA – stade Pierre Balussou – 19/03/2017.

Le club fut fondé en 2003 suite à la fusion de l’US Garazi et de l’US Baïgorri.

De son côté l’US Garazi était créé en 1963, accédant au groupe B en 1993 et avait obtenu auparavant le titre de Champion de France1ère Série en 1975. Le club US Baïgorri est fondé en 1971 et suivent 3 titres de Champion Comité Côte Basque-Landes en 1ère Série. Il accède au groupe B en 1992.

Le club que nous rencontrons aujourd’hui US Nafarroa acquiert le titre de Champion de France Fédérale 2 lors de la saison 2005/2006, lui permettant d’accéder à la Fédérale 1 en 2007.

Les juniors Balandrade enregistrent 2 titres de Champion de France en 2009 et 2013 et les Cadets Teulières 2 titres champion de France en 2007 et 2008.

Comme joueur célèbre formé au club entre 1995 et 1999 nous citerons l’international Imanol Harinordoquy, aujourd’hui intervenant rugby de talent sur une chaîne de télévision.

 

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Retour sur les matches aller

Saverdun -  Grand succès populaire pour ce derby avec le voisin Saverdunois. Une soirée douce d’automne voyait deux victoires pour nos couleurs : 19 à12 pour l’équipe II et 24 à 6 pour la Une qui manquait de peu le bonus offensif.

Lourdes – Cette 6ème journée de championnat nous amenait à Lourdes où il n’y eut pas de miracle côté score. La II s’inclinait sur celui de 35 à 6. La I sortait avec un score de parité 23 partout, dont on a cru fortement qu’il aurait pu s’inverser en notre faveur dans les dernières minutes.

Mauléon-Licharre – Les rencontres avec ce club s’annonçaient décisives. Pour la II, il fallait relever la tête au vu du dimanche précédent. Devant une équipe plus mâture elle résistait mais sans parvenir à prendre le score. 28 à 10 pour Mauléon. En I le défi était à relever là aussi. En effet face au deuxième de la poule elle devait s’imposer. Ce fut fait de belle manière avec un nouveau bonus offensif sur le score de 24 à 15.

Nafarroa – En terre basque les déplacements sont toujours aussi périlleux. La II montre beaucoup d’envie, trop le plus souvent s’exposant à de terribles contres. L’équipe incorporant nombre de juniors s’inclinait non sans fierté 50 à 22 en jouant jusqu’au coup de sifflet final. De son côté la I fit sérieusement trembler l’adversaire, surpris par notre furia. Un brin de chance lui fit ce jour-là défaut. Le score de 19 à 17 faisait ramener le bonus défensif et ce fut un grand soulagement pour l’adversaire du jour.

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Sportif

 

L’Ecole de Rugby, met toutes ses équipes sur le pont et selon les catégories sont engagées dans les Challenges départementaux, régionaux ou réputés organisés en région Toulousaine. Sur certaines catégories les résultats sont mitigés, sur d’autres ils sont plus probants. L’apprentissage est souvent difficile mais le plaisir de jouer au regard des instructions de leurs éducateurs reste entier.

Les Cadets Teulière B connaissent une reprise de championnat difficile et pour le moins injuste à leur égard au vu des incidents émaillant la partie contre l’équipe de Tarascon. Dans un contexte défavorable, même si nos jeunes doivent mieux maîtriser leurs impulsions et la leçon fut faite par l’encadrement, tout fut fait autour d’eux pour qu’ils perdent pied. La difficulté récurrente de cette équipe 1ère année c’est qu’elle est, à chaque fois opposée à une équipe composée majoritairement de deuxième année. Nos jeunes ne perdent toutefois jamais pied et si les résultats sont en demi-teinte, leur fierté de porter le maillot à damier n’en a que plus d’éclat.

Les Teulière A pour leur part s’imposent largement même devant des équipes de bonne renommée. Les samedis se suivent et selon l’adage finissent par se ressembler. De belles potentialités se font jour dans cette équipe. A Valence d’Agen nouvelle victoire de confirmation du bon niveau de jeu pratiqué, même si la première mi-temps fut plutôt laborieuse mais l’équipe se reprenant bien par la suite pour finir par un score en sa faveur de 19 à 0 quand même ! Ces bons résultats les positionnent en tête de la poule, sachant que l’encadrement insiste à chaque fois sur l’humilité et le respect de l’adversaire. Nos garçons doivent s’imprégner de ces préceptes.

 

Les Juniors face à Saint Girons en terre Couserannaise, faisant preuve d’une réelle maitrise en matière défensive surent se montrer par ailleurs à leur avantage offensivement. C’est sur le petit score de 13 à 9 qu’ils s’inclinaient en ayant fourni un bon niveau de jeu. Devant Castelsarrasin, face à un pack solide, ils font preuve d’abnégation ne s’inclinant qu’en toute fin de partie. Contre l’Isle Jourdain ils réalisent un joli match et défensivement gardent de haute lutte leur ligne invaincue. L’encadrement considère toutefois de petites imperfections qu’il faut corriger pour passer un cap, notamment pour les postures en mêlée où le travail au joug, actuellement indisponible, doit apporter un plus. Les imperfections se gomment peu à peu notamment sur le match à Valence d’Agen pour une belle victoire à l’extérieur où, sur un terrain annexe, limite du praticable, l’on pouvait redouter le match piège, le score est pour nos couleurs de 13 à 10.

Seniors : à Boucau-Tarnos la II entame bien son match mais manque de constance dans le jeu et surtout dans la maîtrise car voulant trop en faire, elle s’expose à des contres assassins. Le score lourd reflète mal l’intention générale de l’équipe. Score Boucau 31 à 5 pour le SCA.

A l’inverse, la maîtrise du jeu de l’équipe I fut plutôt remarquable. Sur un terrain ressemblant plus à une plage landaise à marée basse, physiquement, notre équipe prit rapidement le dessus. Selon certains observateurs patentés (tel le Vice-président sportif), la I ne fut jamais véritablement en danger et empoche sa première victoire à l’extérieur. SCA 9, Boucau 6.

 

 

 

 

 

En réception du club de Lannemezan, l’équipe B visiteuse était venue pour confirmer sa position de leader de la poule. Cette équipe peut à priori, au vu du potentiel de ces éléments, en mériter le titre, car le score est incontestable, laissons-leur cependant cette façon provocatrice de forcer le résultat. Notre jeune équipe en manque de maturité, s’opposa malgré tout farouchement dans le jeu y compris dans les périodes de non jeu. Score de 33 à 7 en notre défaveur.

En I, mêmes éléments, mêmes effets devant une équipe peu soucieuse de produire du jeu avec pour preuve, où même en surnombre, elle n’opéra jamais aucune relance à la main se contentant d’un jeu au pied au final stérile pour elle. Notre équipe longtemps en sous-effectif, jouant même à douze, leur opposa une belle solidarité et une superbe abnégation. Oublions vite les vociférations de leur banc de touche et les provocations oubliées par le corps arbitral du jour et les gestes inadmissibles datant d’un rugby d’un autre temps. Notre équipe garde la maitrise du jeu malgré l’infériorité numérique. Etant par ailleurs intraitable en défense, elle sut, nonobstant, marquer un essai bien construit. Score de 14 à 7 favorable à nos couleurs.


 

 

 

 

 

A Peyrehorade la II, où contrairement au dimanche précédent opposée cette fois-ci à une équipe très joueuse, eut un manque flagrant de réalisme, notamment en première mi-temps venant plusieurs fois dans les cinq mètres adverses sans marquer le moindre point. La deuxième mi-temps sans être submergée dans le jeu, elle s’incline devant l’énergie produite par l’adversaire.

En I, les deux équipes, se connaissant bien, se livrent totalement dans le jeu. Les contacts sont rudes mais parfaitement loyaux des deux côtés. Notre équipe pousse sans cesse et s’ouvrent quelques brèches qui auraient pu avoir un sort plus favorable. C’est d’ailleurs sur une action au début gagnante pour nous, que l’équipe locale profite d’un en-avant de notre ligne d’attaque dans les dix mètres adverses, pour nous placer un terrible contre amenant un essai qui va s’avérer décisif sur le résultat final. Score de 16 à 10 pour les locaux.

Une vieille amitié entre supporters landais et ariégeois

Un samedi soir réception d’Hendaye, pour la II, le manque de réalisme devient un peu trop gênant car dans les temps forts et il y en eut de nombreux pour cette jeune équipe elle ne put prendre le large au score. Même si elle sut tenir le rythme tant physique que technique elle s’inclinait, après six minutes d’arrêts de jeu (?) et pour un point seulement, ce qui prouve, si cela était nécessaire, qu’elle possède de réelles valeurs.

La I innovait en tête de mêlée et déjà sur cette première ligne de front les joueurs prouvèrent rapidement que celle-ci ne faiblirait pas. Le jeu passait d’un camp à l’autre. Hendaye se montrait à son avantage sur les ballons portés, mais à chacun de ses coups de butoir, les nôtres repartaient de plus belle à l’assaut de la ligne adverse. De jolis mouvements se lançaient par ces deux belles équipes. Par un manque inhabituel de réussite du buteur, l’écart au score restait faible au fil des minutes. Longtemps il y eut jeu égal et la fin du match s’annonçait longue, incertaine et plutôt tendue. A la suite d’un énième mouvement ramenant notre équipe dans les vingt mètres adverses, notre buteur dans les ultimes secondes ne tremblait heureusement pas et venait conclure, devant le leader logique de la poule, une courte victoire mais somme toute méritée au vu de la production de jeu produite par nos damiers.

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E.. Eve... Evèn... Evènements

Soirée du Bénévolat - Amicale des Sociétés Sportives de Pamiers

Le 19 novembre 2016 le Président de l’Amicale des Sociétés Sportives de la ville de Pamiers Michel BONNET, remettait au dirigeant du SCA David ESPRIT, le trophée du Bénévole pour son implication au titre de dirigeant équipe Cadets et équipe Réserve et membre de la Commission Sécurité.

Ville de Pamiers et Amicale des Sociétés Sportives

Le 7 janvier 2017 dans les salons de la Mairie de Pamiers, L’équipe I du SCA recevait de la part de la Mairie de Pamiers et de l’Amicale des Associations Sportives, le Trophée Meilleur Sportif 2016 pour son accession en Fédérale 2, dont la magnifique sculpture offerte orne la Maison du Club.

Ville de Pamiers et Amicale des Sociétés Sportives

Xavier FAURE – Ancien joueur au SCA – Président du SCA (2004/2005 et 2005/2006) Conseiller Municipal-Adjoint chargé des Sports recevait, tout surpris de cet honneur, des mains du Président Bernard Dinnat de l’Association des Médaillés de la Jeunesse et des Sports, la médaille d’honneur de la Jeunesse et des Sports et de l’Engagement Associatif.

Michel BONNET, ancien joueur, ancien arbitre, actuel dirigeant au SCA, Vice-président du Comité Départemental, serviteur de la cause du rugby depuis 50 ans, a reçu à son tour dans les salons de la Préfecture de l’Ariège, des mains de madame la Préfète, la médaille d’or de la Jeunesse et des Sports et de l’Engagement Associatif.

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Réunion Educateurs Ecole de Rugby, s’est déroulée au club house de Magnagounet. Une trentaine d’éducateurs sous la Présidence toujours bienveillante de son Directeur Guytou, firent le point sportif et physique sur les diverses catégories de jeunes et peaufinèrent le programme de cette deuxième partie de la saison, avec en point d’orgue le voyage de fin d’année.

Loto de l’Ecole de Rugby : il aura lieu le samedi 11 mars, 20 heures 30 à La Tour du Crieu. Nos rugbymen en herbe vous y attendent nombreux avec, à la clef, de jolis à gagner.

Le Cassoulet de l’ARA auquel s’associe la Confrérie des Ados du SCA aura lieu le 25 février midi à Balussou, prix du repas fixé à 10 €. La recette du jour sera versée au profit des équipes cadets et juniors pour leur voyage de fin d’année. Les inscriptions se font auprès de l’ARA, du club des supporters « les Tignous » et de la Confrérie.

 

Un dimanche à la cuisine

Ce titre nous rappelle un fameux film de Bertrand Tavernier « Un dimanche à la campagne ». Aussi nous pouvons imaginer ; si l’idée était venue à ce talentueux cinéaste de faire un tour du côté de Magnagounet un dimanche matin, qu’il aurait alors très bien pu l’adapter à l’endroit du club.

Toutefois, à l’inverse de la musique entendue dans le film, où se joue un quatuor familial en écho au quatuor du compositeur Gabriel Fauré, notre quatuor en cuisine, Monique, Guy Marie, Jeannot, Gilbert, ont une tendance musicale plutôt style Rock N’Roll à laquelle nous ajouterons volontiers, pour la ligne mélodique de « mise des couverts », Jacky et le dièse dominical Joël. Pour être complet, viennent, en superposition harmonique tels des contrepoints d’une polyphonie, chers à Bach, le Jean Sébastien, les deux Philippe M et B.

Non ! Nous ne dirons rien des acteurs-cuisiniers, là n’est pas notre propos. Nous préférons nous pencher, comme nous pouvons le faire dans le film, sur la thématique des fonctions stéréotypées que l’on peut y découvrir.

Car enfin, ici, ce n’est pas la guinguette joyeuse des bords de Marne où plus précisément de l’Ariège des années 1910. Croyez-moi ça œuvre fort auprès des marmites, ça ne lambine pas près des fourneaux, ça triture allègrement la cuisse de poulet, ça pratique ferme le roulé de jambon blanc. Nous sommes loin de l’ambiance champêtre, chapeau de paille et crinoline, loin aussi des nuances dialectiques des dialogues du film.

Aussi quand les acteurs-joueurs, au clap de la scène « mandibules et jambon », se pointent non pas dans les costumes dix-neuvième, siècle bien sûr, mais en survêt affichant leur modernité en corollaire de la tradition (c’est écrit ainsi parce que cela fait joli dans le présent récit), faut pas faire dans le style « Madeleine de Proust ». Ah le poids de la littérature ! Eh oui ça fait rêver quelquefois quand tu y réfléchis.

Mais revenons à nos cuisines. Comme dans le film on peut y voir une « surexcitation agitée » (là c’est l’étude du film qui le dit). Ah que oui, ça bouillonne dans les gamelles ! Cela n’a même rien à voir avec une illusion de fiction cinématographique. Eh oui ! Il faut les remuer les pâtes à l’eau et sans fromage râpé, c’est de la nourriture sportive ici Monsieur ! Rien à voir non plus avec les tableaux d’Auguste Renoir, dont s’inspire l’ambiance du film, où tout est en délicatesse, par petites touches précises ! Comme peut s’en inspirer la relation picturale grande cuisine de l’ami Philippe Raja de l’HdF.

Non ! On donne dans le « diététique d’avant-match » à Magna. Parce qu’il faut qu’elle soit ciselée la partition des acteurs sur le terrain, que le scénario, avec musique adaptée, se déroule le plus parfaitement possible et surtout ne pas s’inspirer de celui d’un film catastrophe. Sur la pelouse faudra pas faire dans le subtil à quinze heures. Ils ne vont pas verser dans le mélancolique les autres, c’est sûr, car ce ne sont peut-être pas des littéraires les gars d’en face !

 


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