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Jean-Philippe Sannac, président du SC Pamiers : "J’ai des inquiétudes mais confiance en l’avenir du club"

J.-Ph. Sannac tient bon la barre du SCA. Photo DDM. M.R

J.-Ph. Sannac tient bon la barre du SCA.

Dépêche du Midi - Publié le 22/09/2020 à 07:17 , mis à jour à 08:38

Même si la situation du club appaméen n’est pas en danger immédiate, le président du SC Pamiers revient sur le report des deux premiers matches que le SCA devait disputer à Balussou.

Deux matches reportés à la suite alors que le SCA devait lancer sa saison par deux réceptions, vous auriez rêvé un meilleur départ.

La saison sportive se présentait sous les meilleurs auspices jusqu’au moment ou cette recrudescence de la pandémie ne vienne tout bouleverser. Le premier match a été annulé car Hyères était touché. Le deuxième a été annulé par l’ARS (Agence régionale de santé) vendredi soir car nous avions eu des cas la semaine précédente. Nous avons joué la transparence. On préfère être clair, sans ambiguïté, être net avec nos joueurs, nos bénévoles, nos supporters, nos encadrants et toutes les instances. La troisième rencontre à Saint-Sulpice-sur-Lèze, le week-end prochain, pose également problème car un arrêté préfectoral leur interdit l’utilisation des vestiaires, des douches et de la buvette, notamment. Nous sommes en train d’essayer de faire inverser le match de façon à jouer samedi à Balussou, en espérant avoir réglé nos problèmes d’ici là et ainsi faire une belle ouverture de la saison à Pamiers. Je tiens à remercier le laboratoire Bio d’Oc qui nous aide énormément en ce moment difficile.

À force de ne pas jouer le club est-il en danger économiquement ?

Les joueurs ont travaillé dur, on a effectué de bons matches de préparation et c’est très frustrant pour l’ensemble du club. Économiquement, ça va devenir compliqué. Les deux premières recettes font déjà défaut. On peut estimer entre 30 000 et 50 000 euros de manque à gagner. Nous faisons très attention à ce qu’on fait. On ne dira pas que le SCA est en danger mais la situation est préoccupante. Il ne faudrait pas que la situation actuelle perdure.

Sur le même sujet, la saison s’est arrêtée en mars. Où en êtes-vous du versement des subventions ?

ll y a quelques retards. Nous espérons que tout rentrera dans l’ordre courant octobre. Nous sommes en contact avec les différents acteurs, mairie, région et département. Les subventions ne sont pas une fin en soit ; la billetterie, la buvette, les repas comptent énormément. Nous sommes dans une économie réelle. On ne peut pas toujours compter sur les institutions, c’est aussi compliqué pour elles. Elles sont là pour nous épauler et ne peuvent pas remédier au manque de recettes. Nos partenaires continuent à jouer le jeu, ils nous font confiance en août-septembre. Nous avons eu une belle embellie car de nouveaux partenaires ont rejoint le club. On s’est bien structuré. On est entrepreneurs, alors on y croit. Ce qui se passe est bien dommage car le club vit une belle aventure. L’école de rugby va dépasser les 200 gamins, le baby rugby est un énorme succès, les cadets et juniors possèdent deux belles petites équipes et évolueront en National, les Espoirs explosent les chiffres quant au nombre de licences, l’équipe fanion est bien structurée. Il ne faut surtout pas oublier la création de la section féminine qui pourra jouer à XV. Tout ce monde est encadré par des éducateurs, des bénévoles ce qui nous fait plus de 500 licenciés. Il faut que cette saison se fasse dans le respect des préconisations de l’ARS, de la préfecture, de la FFR et de toutes les instances.

Seulement 3 matches sur 10 en poule 3

Si le SCA n’a toujours pas lancé son championnat de Fédérale 1, il n’est pas le seul dans ce cas. Et loin de là. 5 autres équipes, soit 6 sur 10, sont dans la même situation. Depuis le début de la saison, sur les 10 matches qui auraient dû se disputer, seuls trois ont pu être joués. Inquiétant.

    

Recueillis par Michel Rieu


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