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31

mai 2022

APRES TANT D'EFFORTS...

Publié il y a 1 mois par ALAIN DUBIAU

Le président des Damiers se donne deux semaines pour avoir des réponses à ses questions. Promu en Nationale 2 il y a quelques semaines, le club appaméen a du mal à réunir le budget nécessaire de 1,5 million d'euros pour bien fonctionner au 4e niveau du rugby Français. "Tout pourrait tomber à l'eau si on ne nous aide pas."  Jean-Philippe Sannac tire la sonnette d'alarme. Sinon, il l’annonce, il quittera la présidence du club. 

Rugby. Jean-Philippe Sannac (SC appaméen) près de lâcher prise

  • Jean-Philippe Sannac a perdu le sourire. DDM. - Sébastien Batteux Jean-Philippe Sannac a perdu le sourire.

    Publié le 31/05/2022 à 18:27

Si le club appaméen a validé son accession en Nationale 2 il y a quelques semaines, il n’est plus du tout certain qu’il puisse y évoluer. Après avoir conduit les Damiers jusqu’au 4e niveau national, Jean-Philippe Sannac tire la sonnette d’alarme. Le ton est grave, solennel. Direct. L’inquiétude n’est pas feinte. « Tout pourrait tomber à l’eau du jour au lendemain si on ne nous aide pas. Aujourd’hui, on a la tête qui touche le plafond. Si je n’ai pas de réponse à mes questions avant le 19 juin, je plante tout, je démissionne. » Alors que, côté sportif, tout est bien avancé (voir par ailleurs), c’est le budget qui coince. « Oui, le problème est uniquement financier. Aujourd’hui, je ne peux plus porter le club tout seul. Financièrement, je ne peux plus aller au-delà de ce que j’ai fait. » Le président appaméen n’en dit pas plus sur les chiffres même s’il avoue que, pour fonctionner convenablement en Nationale 2, il lui faut réunir environ 1,5 million d’euros. Pour l’instant, le compte n’y est pas. Les promesses de ces dernières semaines n’ont pas été suivies d’effets concrets. Pour l’instant. Les institutions et les entreprises de la basse Ariège sont principalement visées.

150 000 € de budget transport supplémentaire l’an prochain

« Ils n’ont pas saisi le vecteur social que représentait le SC appaméen. Il faut prendre conscience du niveau où on est arrivés. On est en train de former tous ces jeunes ariégeois pour les faire évoluer au haut niveau. On veut que tout ça s’arrête ? On s’est battus pour avoir ce qu’on a. En 6 ans, on est montés 3 fois. » Par exemple, l’an prochain, pour toutes les équipes du SCA (rappelons que les Espoirs disputeront un championnat différent de celui de l’équipe première) c’est environ 150 000 € de budget supplémentaires consacrés au transport qui seront nécessaires. Les prochains jours seront décisifs. L’an dernier, le SCA a été le 4e club Français de Fédérale 1 à attirer le plus de spectateurs dans son stade Balussou (2500 à 3000 par match). Sa page Facebook possède plus de 8 000 abonnés. L’an prochain, avec le SCA, c’est l’Ariège qui s’exportera bien au-delà des frontières de l’Occitanie. Jean-Philippe Sannac déplore le manque de soutien. « Il y a ici un décalage incroyable avec ce qui se passe ailleurs. Moi, on ne peut rien me reprocher. Si tout le monde le veut, on peut avoir ce club de l’Ariège. Mais le veulent-ils vraiment ? » Depuis des années, Jean-Philippe Sannac perfuse le sport ariégeois. Là aussi, la donne pourrait changer dans les semaines qui viennent. « Si personne ne veut jouer le jeu avec moi, je vais arrêter de jouer le jeu avec les autres ». Le président des Damiers n’y voit pas là un combat personnel. « Je ne suis pas accroché à mon poste. Je vais assumer personnellement jusqu’au 4 juin, après, on verra. » Avec plus de 500 licenciés, le SC appaméen est sur le fil. Si Jean-Philippe Sannac s’en va, le jeu d dominos risquerait d’être terrible. Oui, tout pourrait s’écrouler. « Ce serait dommage que tout ça parte en fumée. Que l’investissement de tous ces bénévoles ne soit pas récompensé. » Depuis 7 ans, le SCA a grandi. Le centre d’entraînement, la section féminine… tout ce qui a été construit est aujourd’hui sur des sables mouvants. « L’exemple du Luzenac AP n’a pas servi » regrette Jean-Philippe Sannac.
La sonnette d’alarme est tirée. Le SCA en National 2 était un rêve, aujourd’hui, c’est très, très loin d’être une réalité.

  

Lionel Lasserre
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