Les temps de doutes, les instants de flottements, les moments d’incertitudes, tout autant que les déconvenues, jalonnent inévitablement la vie d’un club au quotidien et tout du moins, assurément, lors des journées dominicales de match.  La saison passée ne fut pas avare de ces divers désagréments. Le niveau de notre poule en Fédérale 1 fut particulièrement élevé avec des rencontres à haute intensité, dont il fallut se rendre compte que l’élaboration du jeu ne pouvait pas se contenter de l’approximatif et où la moindre faute se payait cash.

La victoire qui est l’ingrédient nécessaire, utile dans la construction d’une équipe, ne fut pas le plus souvent au rendez-vous. Mais il en va ainsi de toutes les « divas », tant convoitées et si peu accessibles. De fait notons qu’elle échappa, quelquefois, de quelques petits points. Au-delà du bilan comptable il faut retenir que malgré la désespérance lue parfois sur les visages, le bon état d’esprit ne fut jamais usurpé par les joueurs en restant entier jusqu’au bout. Ce constat fut fait notamment face à des équipes de fort calibre, ce qui a été considéré comme un paradoxe au regard de certains autres matchs.

Certes ce dernier ressenti-là, aussi réel soit-il, ne sera jamais un paramètre inclus dans le calcul du classement d’une équipe. Il ne doit pas être toutefois négligé, la riche histoire du club en a apporté lors de chaque décennie une preuve irréfutable. Ainsi les joueurs doivent complètement s’imprégner de cet état conjoncturel, le cultiver sans cesse, et au-delà garantissant cette évidence, parfaire, peaufiner régulièrement, avec une grande rigueur la condition physique, afin d’entrer pleinement dans le cadre technique des entraineurs et dans une meilleure réactivité lors des diverses phases et situations de jeu.

Si la pandémie que nous sommes en train de subir, à titre individuel n’a pas trop permis, ou difficilement, de développer les aptitudes physiques requises pour le rugby, elle a surtout contraint nos joueurs à un confinement contraire aux nécessités collectives d’entrainements mais que tous ont appliqué avec un grand sens civique. Or donc, ce virus violent, a surgi dans un moment décisif du championnat où notre équipe s’apprêtait à batailler dur pour rester dans la position du maintien, objectif affiché de la saison. Tout récemment des décisions fédérales nous furent officiellement communiquées précisant que suite à l’arrêt définitif des rencontres, Covid19 oblige, le SCA se voyait maintenu, à notre grand soulagement, dans la catégorie Fédérale 1

Une nouvelle équipe technique vient d’être nommée à la tête de l’équipe Une, dont tout un chacun se doit, tout d’abord, d’en respecter le choix puis d’apprécier sans arrière-pensée au fur et à mesure du déroulé des matchs, ses intentions et indications d’actions. Gageons que ce groupe technique possède les bons logiciels, pour parler moderne et a, en conscience, la connaissance des dures exigences de cette division précédant juste les catégories professionnelles. En pleine clarté ce groupe de techniciens, dans un partage qui se veut général, aura à exprimer ses convictions rugbystiques en les inculquant, au premier chef, à tout le groupe senior.

A ce jour, telle qu’elle fut construite, la structure du club a démontré son savoir-faire sur tous les plans qu’ils soient, financier, administratif, développement partenarial, relationnel institutions publiques et celles du rugby. L’équipe Une et son encadrement technique ont le devoir d’être « le phare du club ». Car, de cela dépend inéluctablement, le positionnement de l’équipe Espoirs, tremplin idéal en qualité, pour les futures participations en sénior. Evidemment s’en suivra la vigueur des équipes Juniors et Cadets et à la base de la pyramide, se déterminera l’activité formatrice labellisée de l’Ecole de Rugby. En effet si les deux bouts de la chaîne sportive sont à l’unisson, tous les autres maillons au label SCA, à n’en pas douter et naturellement, vont s’activer de la meilleure des manières.

GC