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13

juin 2022

QUEL GACHIS....

Publié il y a 2 semaines par ALAIN DUBIAU

EXCLUSIF. Rugby (Nationale 2) : Jean-Philippe Sannac quitte la présidence du SC appaméen

  • Jean-Philippe Sannac dans les bras du capitaine Cédric Gatti. De l'histoire ancienne. DDM. - Sébastien Batteux Jean-Philippe Sannac dans les bras du capitaine Cédric Gatti. De l'histoire ancienne.

    

Publié le 10/06/2022 à 11:09 , mis à jour à 13:

Faute de trouver le budget nécessaire pour que le SC appaméen puisse évoluer "dans de bonnes conditions" en Nationale 2 pour la saison 2022-2023, lassé de se heurter à des murs, Jean-Philippe Sannac va démissionner de son poste de président du club de Pamiers, promu il y a quelques semaines. Son départ sera effectif dès le vendredi 17 juin, lors de l'assemblée générale du SCA. Un coup de tonnerre. 

C'est un coup de tonnerre dans le monde du rugby ariégeois. Après sept ans à la tête du club de rugby de Pamiers, promu en Nationale 2 pour la saison 2022-2023,  son président Jean-Philippe Sannac annonce qu'il quitte la présidence du Sporting club appaméen. Son départ sera effectif le vendredi 17 juin 2022, à l'occasion de l'assemblée générale du club le mieux classé d'Ariège.

Jean-Philippe Sannac se posait des questions depuis de longues semaines. Ce jeudi, dans la matinée, il a tranché : c’est fini. « Je dépose les armes, je ne peux plus me battre tout seul, porter le club à bout de bras financièrement sans mettre en danger mes sociétés. Pendant deux ans, en pleine crise sanitaire, j’ai maintenu le club à flot alors qu’il y a eu des moments très difficiles. À un moment donné, il faut être raisonnable. Jusque-là, j’ai pris énormément de plaisir, j’ai fait de belles choses avec une équipe de bénévoles extraordinaires. Tout ça m’agace pour ces gens-là. Sans parler des éducateurs, des joueurs impliqués dans le club. » Trop, c’est trop. « C’est un énorme gâchis. Est-ce que le Sporting dérange ? Je ne sais plus. Comment ne peut-on pas aider un club qui veut fédérer l’Ariège ! Mais je ne veux pas rentrer dans les polémiques. On demande une aide pour passer les prochains mois avant de créer un club d’entreprises. C’est dommage car il y a une dynamique qui était là. Là, je vais assumer les salaires des joueurs jusqu'à la fin juin, mais c’est décidé, j’arrête. Vous vous rendez compte, on ne sait toujours pas où on va jouer l’an prochain et contre qui. Cela peut être un budget bus à 50 000 € comme à plus de 100 000 €. Sans parler des hôtels… Là, je ne peux pas partir comme ça. Sans visibilité. Personne ne me répond et, pourtant, on en a rencontré du monde. »

"Tout le monde s'en fout"

Le ton est posé mais ferme. Entre résignation et déchirement. « On a tapé à toutes les portes depuis le mois d’avril, on demande de l’aide et tout le monde s’en fout. Je n’ai eu que des promesses ; rien de concret. Ce genre de situation, ça t’apprend à vivre (sic) ». Des années de travail qui partent en fumée. « En 7 ans, on a réussi quand même de belles choses. Moi, je survivrai, j’espère que le club survivra aussi. C’est dommage que tout s’arrête comme ça. Ce qui m’embête le plus, c’est de laisser l’école de rugby avec plus de 220 gamins, on allait signer une convention avec l’ADAPEI pour avoir une équipe de rugby handisport au SCA, on a un centre d’entraînement qui doit être labellisé dans les semaines qui viennent, on a une belle équipe espoirs, trois équipes féminines… On a fait un boulot monstre. Le SCA est un club sain. » Jean-Philippe Sannac est presque désabusé. « C’est dommage que ce club d’Ariège tant espéré reste lettre morte. On n’y arrivera jamais. C’est malheureux. J’espère qu’il y aura un successeur pour que tout ce qu’on a créé ne tombe pas à l’eau. C’est mon vœu le plus cher. Mais, aujourd’hui, on n’a plus le temps d’attendre. Je suis amer de tout ça ».

"On ne mesure pas l'ampleur des dégâts"

Sans chercher à nommer qui que ce soit, le président des Damiers est déçu. « Quand je vois ce qui se passe ailleurs. Là, on va avoir 100 000 € de la mairie de Pamiers, 50 000 € du département. À Issoire, début 2023, sortira un centre de formation flambant neuf avec terrains, réfectoire, dortoir… financé à 100 % par les collectivités. Et Issoire, c’est 14 000 habitants. » Au fil des années, le SCA est devenu bien plus qu’un club sportif. « Personne n’a pris la mesure du club. De ce qu’il représentait. Économiquement, on a des salariés, on paye de l’URSAFF, on fait travailler les restaurateurs…. Tous les quinze jours, il y a près de 3 000 personnes au stade. Qui fait ça ? Le SCA, c’est une machine énorme. Par exemple, l’an dernier, on en a eu pour plus de 100 000 € de bus. Les gens ne se rendent pas compte. Tout à un coût. »
La suite est un énorme point d’interrogation. « On ne mesure pas l’ampleur des dégâts. J’espère que les gosses ne finiront pas dans la rue. Le Sporting, c’est une grosse dynamique sociale ».
Y aura-t-il un repreneur ? Sinon, que va devenir le SCA ? Gestion municipale, mis en, sommeil, redémarrage en 4e série… Toutes les options sont sur la table. Mais ce sera sans Jean-Philippe Sannac

    

Lionel Lasserre

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